L’Allemagne manque d’ingénieurs
Troisième destination au Monde des élèves ingénieurs .
L’Allemagne continue à se préparer à la compétition internationale pour attirer les esprits les plus brillants. Aujourd’hui, l’Allemagne est le pays d’études préféré des étrangers derrière les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. L’Initiative pour l’excellence n’est qu’une stratégie parmi d’autres pour créer un site d’études attrayant ; celui-ci s’internationalise avec des diplômes de bachelor et de master qui remplacent les diplômes traditionnels. Le « Pacte universitaire 2020 » élaboré par la Fédération et les Länder prévoit la création de postes d’enseignement dans les universités. La recherche reçoit elle aussi de nouvelles impulsions. L’Allemagne, un grand pays de recherche avec plus de 250000 chercheurs, investira avec le « Pacte universitaire 2020 » quelque 700 millions d’euros dans le soutien à la recherche universitaire d’ici fin 2010.
En 2008, l’Allemagne distingue pour la première fois des chercheurs étrangers leaders dans leur domaine avec le prix Research in Germany Award. La dotation de cette distinction attribuée par le Ministère fédéral de l’Education et de la Recherche et la Fondation Alexander-von-Humboldt peut aller jusqu’à 5 millions d’euros et les lauréats pourront faire des recherches pionnières dans des universités allemandes pendant cinq ans.
Faire avancer l’Allemagne avec des idées et de la créativité : c’est également ce que recherche la Stratégie en faveur de la haute technologie adoptée en 2006. Cette stratégie mise sur une plus grande puissance d’innovation et un rapprochement entre l’industrie et la science afin de mieux exploiter les potentiels dans des secteurs d’avenir comme l’énergie, les biotechnologies, les nanotechnologies ou la technique médicale et d’en tirer plus rapidement des produits commercialisables
C’est dans cette perspective que plusieurs établissements ont reçu le titre d’université d’excellence. A mentionner à tire d’exemple, L’université de Karlsruhe, l’université technique de Munich (dite TUM) et l’université Ludwig Maximilian de Munich (dite LMU) qui se verront accorder 21 millions d’euros supplémentaires jusqu’à 2011.
Le saviez-vous ?
La spécialisation dans les grandes écoles françaises est plutôt tardive, au sein des TU en Allemagne, vous rentrez dans le vif du sujet, avec plus de pratique. La formation est moins théorique, plus axée sur les normes, bien qu’également exigeante. Le système allemand est aussi plus ouvert sur d’autres disciplines grâce à une offre impressionnante.